{mon top 3} Amaya et Kalinka

Je suis une grande fan de Vision Equine depuis longtemps déjà. J’aime l’approche à la fois réfléchie et pleine de fraîcheur d’Amaya avec sa jument Kalinka. Je me délecte chaque fois qu’un nouvel article paraît, qu’il s’agisse de réflexions sur la relation entre l’homme et le cheval, compte-rendu de livres, d’expérimentation de matériel ou d’astucieux bricolages. Et je ne sais pas vous, mais moi, ses photos me font fondre (tout particulièrement celles qui se trouvent à la fin de l’article).

J’ai souhaité axer mon top 3 sur ce qui m’a permis d’améliorer considérablement ma relation avec ma petite jument, Kalinka.

Le clicker (l’inespéré)

kalinka_clicker_2Ce petit boitier qui émet un son bref pour signifier au cheval qu’il a bien fait (et les carottes qui vont inévitablement avec) m’a sauvé la mise il y a quelques mois. Pourtant, je ne l’espérais plus, ayant essuyé un bel échec plusieurs mois auparavant.

Quand j’ai récupéré Kalinka, elle était enfermée dans son monde et absolument rien ne la motivait. J’étais clairement le boulet qui venait l’embêter. Mon moral s’est effrité au fil du temps, à force de « l’obliger » à se bouger un peu (j’entends par là des balades, essentiellement).

Puis un jour, je ramène un nouveau clicker chez Kalinka (elle avait peur du précédent boîtier, rien à faire, j’étais désespérée, persuadée pourtant que c’était ce qu’il nous fallait, j’en ai donc trouvé un à son variable). Immédiatement, des yeux qui pétillent et une envie retrouvée pour faire des choses. Je la surprends même à prendre des initiatives et à me faire des propositions lors de nos séances.

Nous sommes désormais des partenaires, je n’ai plus besoin de la traîner lors de nos activités, elle me suit de bon cœur dans nos aventures, même quand les friandises ne sont pas dans les parages. Le clicker a représenté pour elle une porte de sortie de son monde à elle pour que l’on puisse partager de merveilleux instants.

Le side-pull (le tant attendu)

J’ai toujours rêvé de pouvoir jeter à la poubelle le mors. Mais Kalinka étant dans sa bulle (avant l’épisode du clicker), lorsque j’étais en selle, il n’y avait plus rien qui passait entre nous. Elle avançait tête baissée, et moi je devenais inexistante.

Un peu effrayant par moment, de me savoir sur un animal qui n’en a pas grand-chose à faire de mon avis. Elle a toujours été calme, mais quand elle décidait de partir là-bas plutôt qu’ailleurs, difficile de lui faire entendre raison, surtout au trot ou au galop.

Du jour au lendemain on enlève le mors (nous étions encadrées tout de même). On commence en licol en corde, faute d’avoir autre chose. Mais Kalinka s’appuie clairement dessus, et impossible de faire quoi que ce soit, elle garde ses vieux réflexes. Je me mets immédiatement à la recherche d’une autre ennasure.

Je voulais l’outil le plus confortable et compréhensible pour elle. Le side-pull a été mon choix. Et me voilà avec une Kalinka bien plus à mon écoute, comme si le mors lui occupait trop l’esprit pour se concentrer sur nous.

Depuis, nous évoluons en harmonie non seulement à pied, mais également en selle, où nous sommes chacune à l’écoute de l’autre.

Enfin nous avons pu bannir le mors, je n’attendais que ça !

Le sidepull qui redonne le sourire

Le side-pull qui redonne le sourire

Le silence des chevaux (l’essentiel)

Ce livre de Pierre Enoff, que j’ai lu récemment, est arrivé au bon moment. Au moment où je me disais que plus que tout au monde, je souhaitais le bonheur de ma jument. Et pour un cheval, quoi de mieux pour être bien que d’avoir une vie de cheval ? C’est la question qui est abordée dans ce livre.

Je l’ai dévoré ! J’étais en accord avec ce qui est écrit, et pour la première fois depuis longtemps, j’étais en accord avec moi-même. Même si la réalité est parfois un peu dure à encaisser, ça fait toujours du bien de l’entendre, et pour ma part, ça a éclairci les choses. Ce livre m’a permis de me recentrer sur ce qui est aujourd’hui devenu ma priorité absolue: le bien-être de Kalinka.

Dans un premier temps je me suis posé beaucoup de questions. Est-ce que ma jument est bien avec la vie que je lui propose actuellement ? Est-ce qu’elle est bien dans cet environnement ? Avec les choix que j’ai faits pour elle ?

C’est à ce moment que plus que jamais, Kalinka a été proche de moi, comme pour me signifier qu’elle se plaît dans la vie que je lui propose de mener. Ou du moins, que je suis sur la bonne voie. Après tout, c’est bien à eux qu’il faut demander ça. Elle avait donc son mot à dire, sa réponse à apporter aux questions qui me tourmentaient.

Et depuis que ce dialogue entre nous s’est formé, je reste à l’écoute, pour guetter la moindre chose qu’elle aurait à me dire. Elle semble apprécier ça et me le rends bien, à chaque instant que je passe à ses côtés.

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Bonus : la bonne humeur (l’indispensable !)

Certes, ce n’est pas un équipement… mais presque. Tel un vieux jean que j’enfile quand je vais voir Kalinka, je m’enveloppe de bonne humeur.

C’est il y a peu que j’ai vraiment pris conscience que si je voulais que Kalinka soit une partenaire de bonne humeur, je devais l’être aussi, à tout prix. Pas une chose aisée pour moi en ce moment.

Mais qu’importe, j’ai pris une bonne résolution, et pour une fois, je compte bien m’y tenir !

Je reste toujours souriante avec elle, je bannis tout sentiment de frustration ou de colère quand on n’arrive pas à quelque chose (parfois mes vieux démons reviennent au galop, mais j’apprends avec le temps), et surtout je vois le bon côté de ce que l’on fait. Quand on fait quelque chose toutes les deux, je ne garde à l’esprit que les bonnes choses et laisse loin derrière nous les mauvaises (après avoir tout de même analysé pourquoi ça n’était pas bon, autant que ça serve à quelque chose !).

C’est aujourd’hui, après plusieurs semaines à être dans cet état d’esprit auprès de Kalinka, que je mesure l’impact que la bonne humeur a sur notre relation.

Une jument toujours plus ouverte et à l’écoute, toujours plus motivée (moi aussi par la même occasion), et surtout, pour mon plus grand bonheur, une jument elle-même de bonne humeur, en toute circonstance. Elle qui était si bougonne…

Je ne suis pas prête d’arrêter de sourire à ma merveilleuse jument !

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9 commentaires

  1. Moi aussi j’ai banni le mors grâce au side-pull 🙂 Mais parfois je m’en sers encore car il est jeune et a besoin d’apprendre des choses difficiles.

    Tes photos sont superbes, j’adore la relation que tu entretiens avec ta jument,c’est superbe et ça laisse totalement rêveur. Chose que je n’oublierai jamais, ta fameuse balade dans l’obscurité : pour moi c’est le déclic de ta relation, la preuve même de la confiance mutuelle que vous avez l’une pour l’autre. C’est beau.

  2. Merci les filles !
    C’est drôle que tu parles de cette balade en ces termes Cyrielle, car c’est exactement comme ça que je l’avais ressentie ! Merci pour ce commentaire qui fait chaud au coeur 🙂 .
    Et vive le side ! 😀

  3. Toujours aussi plein de tendresse ce couple ^^ j’admire le changement et je dis tout haut :  » BRAVO » pour cette équitation réfléchie ! 😀

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